Voici quelques années que la compagnie Izidoria explore le domaine des arts du récit, dans le vaste patrimoine universel et immatériel de l'oralité qui se manifeste aujourd'hui dans des formes innovantes et pluridisciplinaires.
L'année 2012 nous a confirmé que nos investigations au coeur du public adolescent sont des voies pertinentes car elles ouvrent la création sur un sujet brûlant qui passionne nos sociétés en crise :
Métamorphoses, mutations, hybridations, épreuves, c'est bien le conte initiatique, les rites de passage, les tabous, « le récit interdit » qui s'inscrivent dans cette fonction rédemptrice.
Les professionnels du conte et le « tout public » réclament des espaces de rêve ou de réflexion sur cette question précisément.
Nous avons le désir de transmettre des valeurs, de partager nos univers, nos inconnus, de provoquer la rencontre, de nous réveiller ensemble en plein rêve....
Nous voulons revenir à la tradition : celle de la diversité, de l'audace. Une tradition orale qui contrairement aux idées reçues ne fait pas la morale, une tradition vagabonde, nomade, où tout le monde est invité, les adultes avec les adolescents, les personnes de tous les milieux, une tradition qui renoue avec les rites et en invente, des rites qui nous ouvrent des mondes nouveaux, qui exorcisent nos peurs à travers la magie de la représentation.
Car quoi de plus naturel que de fêter la mort, d'explorer les interdits, de prendre conscience de la beauté et de la poésie contenues dans ces thèmes qui assemblent les jeunes et les vieux, les riches et les pauvres ? qui transcendent les catégories sociales, les cultures ? qui replacent l'artiste au coeur de sa fonction cathartique?






La compagnie Izidoria est née en 2005 à Lyon, de la rencontre entre deux conteurs aux parcours repérés : Myriam Pellicane et Didier Kowarsky.
A la croisée des arts de la parole, du théâtre contemporain, de la danse, des musiques innovantes ou improvisées, Izidoria est une entité, un phénomène, un processus, sans cesse remis en cause et en perpétuelle évolution.

La compagnie Izidoria propose des spectacles de contes adaptés pour tous les âges, avec Myriam Pellicane :

☼ Les Kilos du Moineau
☼ Marche avec!


La compagnie Izidoria c'est aussi des créations atypiques, des projets novateurs qui témoignent des émergences et des courants populaires.
Izidoria est un collectif d'artistes pluridiciplinaires, des solitudes qui s'assemblent pour un projet commun : débusquer les mythes anciens contenus dans les cultures urbaines et les rêves secrets de la jeunesse, glaner la poésie, les sons, les manières, les gestes, les énergies, les vibrations, pour inventer des espaces rituels de rencontre, transmettre, questionner, s'étonner.


Les spectales de la compagnie Izidoria :

☼ La Reine des Neiges – Myriam Pellicane ( projet prévention toxicomanies )
☼ Vent d'ouest – Myriam Pellicane – Facéties – Idioties – Folle sagesse-
☼ Javel et carton – Myriam Pellicane - Daniel Mariotte -
☼ Monstres – Myriam Pellicane - Abaye Abakar Adam
☼ Kronik – Myriam Pellicane - Michel Faubert
☼ Monstres (les autres) – Myriam Pellicane - Eric Delbouys -
☼ Les Héros (la légende des nartes) -Mythologie Barbare – Eric Delbouys - Myriam Pellicane - Olivier Bost
☼ La Dernière Chambre – Laurence Loutre-Barbier - Myriam Pellicane


L'actualité :

☼ Réveillés! (cortège d'histoires qui tuent)
Création 2013 - collectif Conteurs de l'interdit

☼ La Sainte Affliction (poésie fantôme)
Création 2014 - contes et musique - Sébastien Finck Myriam Pellicane

☼ BJEDUG (le fils sans nom)
Création 2015 Catherine Jauniaux, Yôko Higashi, Myriam Pellicane

☼ Les Petseurs (les 7 peurs) – Myriam Pellicane - Laurent Grappe - une histoire initiatique et musique électro-accoustique : familial dès 8 ans. (voir dossier sur le site)

☼ Hyène - le solo de la Pellicane – Histoires surréalistes de Léonora Carrington - (voir blog et dossier sur le site)

☼ SMILE (le goût du sang dans la bouche) – Contes / Mangas / Musique – Les enfants terribles - Sébastien Finck - Damien Grange - Myriam Pellicane- Florent Le Men


L'équipe :

Myriam Pellicane : Conteuse
Damien Grange : régie son et lumière – musicien
Sébastien Finck : musicien
Florent Le Men : dessinateur
Fred Soria : régie générale, lumière
Sylvain Audemard : son
Laurent Grappe : musicien
Loutre Barbier : photographe, graphiste, écrivaine, clameuse
Anaïs Blondet : vidéaste
Geneviève Sicard : administratrice
Didier Kowarsky : conteur, chercheur, directeur artistique
Mireille Antoine : travail vocal, metteuse en scène
Malika Mihoubi : création costumes
Philippe Sicard : décors
Eric Delbouys : musicien
Olivier Bost : musicien
Site internet : Jokaweb




Les histoires sont des souvenirs qui remontent au temps "où de grands animaux léchaient le soleil" ; elles n'ont plus d'âge, elles sont notre géographie organique.
Portes à franchir, ce sont nos morts, nos rédemptions, nos enfants premier-nés.
Elles nichent dans le silence ; celui qui les raconte piste le détail insignifiant et réel qui est l'emplacement exact de l'évènement en lui.

Les mythes et les contes portent la coïncidence improbable du singulier et de l'universel.

Parce qu'ils sont sans réponse, ils sont édifiants.



Claude Levi Strauss : Le Mythe et la Musique.


Le mythe et la musique opèrent selon les occurrences (auspices, cette fois-ci, hasard, incident, occasion, rencontre).
Levi Strauss parle de ce rythme qui perfore et crée du vide, bouche les trous, saute, redouble le temps, anticipe ou rattrape avec du retard, exprime les parties muettes ou inénarrables.
Il parle de cette multitude d’émois et de répits, d’attentes trompées et de récompenses au-delà de l’attente.
Mythe et musique nous poussent à franchir l’insurmontable et le contradictoire par des moyens merveilleusement imprévus.
Avec la musique, les mots se libèrent des codes et des règles pour s’attacher à la circulation d’énergie, à l’expérience sensible. Comme l’écriture chinoise, ce qui se dessine est indépendant des significations intellectuelles, une histoire est un «véhicule».
L’origine d’une œuvre est impossible à trouver. Les mythes n’ont pas d’auteur : quelque soit leur origine réelle, ils n’existent qu’incarnés.
Chaque auditeur reçoit une histoire qui ne vient à proprement parler de nulle part : c’est la raison pour laquelle on leur assigne une origine surnaturelle.










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